N'importe où mais ailleurs ! - Carnets de voyage
"Il faut voyager pour frotter et limer sa cervelle contre celle d'autrui" (Montaigne). Je frotterai jusqu'à une absolue brillance. Quelques carnets de route, des falaises de grès maliennes abritant d'improbables villages Tellem aux hautes terres occidentales guatémaltèques où les huipiles rouge éclatant des femmes sont un vrai régal pour les yeux !


Mes albums


«  Août 2017  »
LunMarMerJeuVenSamDim
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031 


Rubriques

DIVERS
GUATEMALA Avril 2008
JORDANIE Mai 2009
MALI Janvier 2009
NEPAL Mars 2010
REUNION Novembre 2009

Derniers articles

Nouvelle url !
MALI - Inselbergs et canyons
MALI - Quelque part, entre la région inondée de Mopti, et Gao, porte du désert
Votez Romain :)
MALI - En attendant Godot – Douentza -Hombori

Sites favoris

Trekmag
Trekkings hors des sentiers battus
Romain World Tour
Voyages etc
Carnets de traverse
En piste pour le monde
Voir le monde
Afrique 50 ans d'indépendance
Drôle de trip







Carte des lieux visités







Abonnez-vous à mon flux RSS




Ma Page sur Hellocoton


La course à l’échalote - Trek Jour 4 – Yendouma –Tiogou

Délicieuse sieste sur le toit du campement à Yendouma. Nous dormirons là ce soir, et partons donc légers pour l’après-midi vers le village de Tiogou, encastré dans un pli de la falaise à 4 km de là.

Au fur et à mesure que nous approchons de la bourgade, la densité des champs verdoyants augmente, et avec elle le contraste surprenant avec la sécheresse alentour. Les jardins sont composés de petits carrés d’un mètre de côté ourlés d’une levée de terre destinée à retenir l’eau. Echalotes et tomates essentiellement. Ces parcelles maraîchères, petits miracles dogon, sont entourées de clôtures faites de tiges de mil, pour décourager chèvres et moutons. Des calebasses, utilisées pour l’arrosage, sont disséminées dans les allées.

 

 

 

 

Nous croisons une stèle phallique sacrée, lieu de libations de bouillies de mil déversée afin de garantir les prochaines récoltes. Celle du mil a été faite en octobre, les tiges sèches recouvrent à présent les tristes champs. « La terre allait attendre pendant toute une saison de vents et de soleil qu’on lui ouvre à nouveau le ventre. On n’entendrait pas avant longtemps les paysans nommer le mil d’après sa hauteur, tout au long d’une croissance anxieusement observée, encouragée par le sang des volailles sur les autels, par les prières infinies, par les précautions compliquées. On n’entendrait pas avant des mois appeler « nez poussé » la première apparition des tigelles, « queue de coq » la première courbure de la feuille caressée par le vent, « mottes cachées » la disparition de la terre sous la verdure, « avale bêtes » les tiges assez hautes pour masquer un mouton. » (M. Griaule)



Publié à 20:41, le 26/02/2010 dans MALI Janvier 2009, Sanga
Mots clefs : agriculturetrek
Ajouter un commentaire

Page précédente

Page 12 sur 30