N'importe où mais ailleurs ! - Carnets de voyage
"Il faut voyager pour frotter et limer sa cervelle contre celle d'autrui" (Montaigne). Je frotterai jusqu'à une absolue brillance. Quelques carnets de route, des falaises de grès maliennes abritant d'improbables villages Tellem aux hautes terres occidentales guatémaltèques où les huipiles rouge éclatant des femmes sont un vrai régal pour les yeux !


Mes albums


«  Juin 2017  »
LunMarMerJeuVenSamDim
 1234
567891011
12131415161718
19202122232425
2627282930 


Rubriques

DIVERS
GUATEMALA Avril 2008
JORDANIE Mai 2009
MALI Janvier 2009
NEPAL Mars 2010
REUNION Novembre 2009

Derniers articles

Nouvelle url !
MALI - Inselbergs et canyons
MALI - Quelque part, entre la région inondée de Mopti, et Gao, porte du désert
Votez Romain :)
MALI - En attendant Godot – Douentza -Hombori

Sites favoris

Trekmag
Trekkings hors des sentiers battus
Romain World Tour
Voyages etc
Carnets de traverse
En piste pour le monde
Voir le monde
Afrique 50 ans d'indépendance
Drôle de trip







Carte des lieux visités







Abonnez-vous à mon flux RSS




Ma Page sur Hellocoton


Tout proches du dieu d'eau

 

Nous passons la nuit à Sévaré, grosse bourgade aux portes du pays Dogon. Repas pantagruélique, comme nous n’en avons plus fait depuis Bamako, au Mac’s refuge, un peu à l’écart du centre. Je me jette avidement sur la salade de concombres sous le regard accusateur de Matthieu. Il n’en mangera pas, je me délecterai quand même de mes premiers légumes maliens. Mac est américain, né au Mali, il fit le choix de s’y installer et de monter cette petite pension fort sympathique. Les chambres qu’il a conçues sont non seulement confortables mais aussi subtilement décorées, chacune mettant en avant une ethnie du pays. Corollaire manifeste, elles sont chères, nous n’aurons jamais payé autant pour une chambre au Mali, mais nous jugeons qu’un repos salutaire avant cette petite semaine de marche est incontestablement nécessaire. Nous dormirons chez les peuls, entourés de leurs fameux couvre-chefs coniques, de leurs boubous et pagnes bleu indigo, de leurs splendides femmes, aux lèvres et gencives tatouées et aux oreilles couvertes de boucles imposantes. Avant le coucher, nous échangeons avec Ali Guindo, qui nous a rejoints au refuge et qui nous annonce qu’il ne pourra pas nous guider durant les 5 jours à venir, mais que son cousin le fera avec bonheur. Ce n’est pas la première fois que nous passons de mains en mains de guides dont les combines sont un peu usantes à force. Je ferme les yeux et rêve des terres arides Dogons, deux ans que j’attends ce moment, que j’ai en tête les court-métrages de Griaule, les rites funéraires, la cosmogonie qui nous a été révélée essentiellement aux travers de ses écrits. "Il n'y a pratiquement plus de grand problème de l'ethnologie que nous ne puissions traiter sans nous référer à l'œuvre de Griaule", disait Claude Lévi-Strauss. Nous suivrons ses traces et celles de son Dieu d'eau durant notre pèlerinage et nous entendrons, nous français, très souvent parler de celui à qui les Dogon offrirent des funérailles traditionnelles.

 

 



Publié à 06:05, le 6/01/2009 dans MALI Janvier 2009, Sévaré
Mots clefs : Logement
Ajouter un commentaire

!


Hé mon arrière grand père avait la même voiture !
Publié par Anonyme à 14:38, 16/01/2010 Lien

Commentaire sans titre


Magnifique témoignage superbement illustré
Publié par Jacques Honnorat à 23:18, 31/01/2010 Lien

Commentaire sans titre


Merci Jacques pour ce joli compliment :)
Publié par mag42 à 16:05, 1/02/2010 Lien

Page précédente

Page 22 sur 30